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Conseil de psy : repérer une personne qui va mal avec “la règle des 3 i”

“Ça ne fera pas de vous un psychologue ou un psychiatre, mais vous serez au moins en capacité de détecter une personne, un collègue qui va mal”, prévient d’emblée Adrien Chignard, psychologue du travail. Pour cela, il conseille d’appliquer la règle des 3i : isolement, irritabilité et instabilité.


2 min
3 janvier 2024par Yannick Merciris

Isolement (s’alerter)

“On connait tous l’expression “les oiseaux se cachent pour mourir” et bien les êtres humains se cachent pour souffrir”, dixit celui qui aime dire en souriant qu’il “donne des conseils de psy pour éviter d’aller le voir”.

L’isolement est un des premiers points-clés très parlant d’un malêtre : “quand on va mal, on opère un “retrait social” car on n’a pas envie de donner cette image au monde. C’est ce que j’appelle le mode Granola-Netflix, sous le plaid avec l’envie de voir personne. Une image que tout le monde aura parfaitement en tête.

Pour autant, se mettre à part est tout sauf une bonne idée : le premier rempart contre la détresse psychologique, c’est le soutien des pairs. Avec le retrait social, il y a une double peine. Non seulement, on va mal, mais en plus, on se prive de la possibilité d’aller mieux”, détaille l’auteur de Bien dans votre job (éditions De Boeck Supérieur)

Au travail, ça donne quoi ? Ce n’est pas forcément de l’absentéisme, mais plutôt quelqu’un qui se détache, qui s’exclut petit à petit avec le sentiment que votre collègue ne s’implique plus”.

Irritabilité (s’alarmer)

Après l’isolement, c’est l’irritabilité qui peut aussi faire réagir : “c’est la personne qui est devenue susceptible, qui a perdu son sens de l’humour”, claque le psy. “C’est ce qu’on appelle en psychologie le modèle de Berkowitz : la frustration va engendrer de l’agressivité. Tout ça doit nous alarmer”.

Instabilité (agir)

Dernier point de vigilance : l’instabilité. “C’est l’effet “Jean qui rit, Jean qui pleure” : ce sont des montagnes russes émotionnelles en passant du rire aux larmes très facilement”, explique Adrien Chignard.

Bien entendu, il concède que “la vie n’est pas un état de grâce continu, mais l’OMS explique que si la sinusoïde (des hauts et des bas) est supérieure à 15 jours, alors cela doit nous donner envie d’agir”.

Isolement, irritabilité et instabilité sont trois phases qui peuvent déclencher l’alerte, l’alarme et l’envie d’agir pour sortir une personne d’une phase difficile.

Yannick Merciris

Head of Editorial The Daily Swile

Journaliste qui aime autant les mots que le ballon rond. Vu que je gère mieux le premier que le second, j’ai décidé […]

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