L’IA peut-elle venir à bout des bullshit jobs ?

Les métiers utiles sont-ils vraiment ceux qu’on croit ? Et si l’IA permettait d’y voir plus clair ? Par Samuel Durand, expert du future of work.
C’est avec ces mots que j’ai posé la question à l’ensemble des speakers du documentaire AI at Work: who runs the office ? Et si elle a fait glousser certains d’entre eux, notamment dans l’enceinte guindée d’Oxford, peu habituée aux vilains mots, elle a fait réfléchir la plupart des autres qui ne semblaient pas encore s’être interrogés sur le sujet.
Le terme de bullshit job fait référence à l’article éponyme écrit par l’anthropologue David Graeber qui le définit comme : “Un boulot à la con (…) si inutile, absurde, voire néfaste, que même le salarié ne peut en justifier l’existence, bien que le contrat avec son employeur l’oblige à prétendre qu’il existe une utilité à son travail. Ceux qui occupent ces boulots à la con sont souvent entourés d’honneur et de prestige ; ils sont respectés, bien rémunérés (…). Pourtant, ils sont secrètement conscients de n’avoir rien accompli. (…) Ils savent que tout est construit sur un mensonge.”

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