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Est-ce qu’on travaille trop ?

Travailler (beaucoup) ou ne pas travailler (beaucoup) ? Telle est la question. La réponse à la fin de cet article…


3 min

Pour réaliser son documentaire, Samuel Durand a parcouru une partie du globe. Non pas pour remonter le temps, mais plutôt pour comprendre comment il était perçu ici et là. Et force est de constater que l’aiguille ne tourne pas de la même façon en fonction des latitudes.

“Est-ce qu’on travaille trop ? C’est la question que je me suis posée avec le documentaire Time To Work. Et la première réponse qui parait assez évidente, c’est de se dire oui”, raconte-t-il. Il n’y a jamais eu autant de burnouts, de problèmes de santé liés au temps de travail. On n’a jamais eu autant l’impression d’être débordé”.

Faut-il réduire le temps de travail ?

Samuel Durand s’est interrogé sur notre rapport au temps, mais surtout sur celui qu’on consacre au travail.La solution serait donc assez facile à trouver. “La première envie, ça peut être de vouloir réduire le temps de travail”, démarre le réalisateur. “Historiquement, le temps de travail a toujours réduit. On a toujours vu le progrès comme étant une diminution du temps de travail, une augmentation du temps de repos”.

Forcément, la montée en popularité de la semaine de 4 jours bouleverse les paradigmes : “aujourd’hui, ça refait surface à travers des concepts comme la semaine de 4 jours, à travers la chasse au présentéisme : “Je termine ma journée le plus tôt possible, une fois que j’ai fini mes tâches, et je ne fais pas acte de présence dans l’entreprise”.

Valeur travail VS Valeur repos : qui doit l’emporter ?

Mais plus que le travail en lui-même, c’est notre capacité à apprécier (et donc à valoriser) le travail. “On a tendance à opposer la valeur travail et la valeur repos, alors qu’en réalité les deux sont très liées”, enchaine Samuel Durand.

Pour expliquer cela, rien de mieux que de se rendre en Suède, pays du Lagom. Un concept qui signifie “ni trop peu, ni pas assez, faire juste ce qu’il faut". “J’ai été assez surpris de me rendre compte que les journées se terminaient très tôt, autour de 16h pour maximiser le temps de repos. Ce n’est pas parce que l’entreprise se dit : “on va être bienveillant avec tout le monde, et on veut que les gens passent des bonnes journées”. En fait, on souhaite que les gens soient productifs et qu’ils soient créatifs. Et la meilleure façon qu’on a trouvé pour que ce soit le cas, c’est de faire en sorte qu’ils aient beaucoup de temps pour eux pour se reposer”.

Le repos, c’est à la fois psychologique, mental, physique mais c’est aussi une dimension sociale, embraye-t-il. “Un temps de repos plus important, c’est aussi être en meilleure forme au travail, être en pleine possession de ses capacités et finalement travailler mieux”.

Faut-il couper ou non du travail ? Le grand débat

Tout au long du documentaire, on découvre comment Patagonia a instauré une façon de bosser qui donne une liberté totale à ses employés, on comprend que les métiers du care peuvent aussi être repensés à l’aune du bien-être et non de l’acte ou encore pourquoi un sportif peut avoir du mal à raccrocher au crépuscule de sa carrière.

Samuel Durand clôt cette trilogie de documentaires sur le monde du travail avec brio et finesse. 55 minutes de témoignages et de réflexions qui vous donneront envie de bosser… désormais à vous de savoir comment vous voulez le faire.

Pour voir le documentaire Time To Work : c’est ici

Yannick Merciris

Head of Editorial The Daily Swile

Journaliste qui aime autant les mots que le ballon rond. Vu que je gère mieux le premier que le second, j’ai décidé […]

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