Ils sont soumis au secret professionnel : comment font-ils pour gérer cette responsabilité ?

L’obligation de secret professionnel est un devoir pas comme les autres qui incombe à plusieurs corps de métiers, comme les policiers, les avocats ou encore les médecins. Mais en quoi consiste concrètement ce secret professionnel ? De quoi ne peut-on pas parler ? Et auprès de qui doit-on se taire ? Témoignages croisés.
Parce qu’il relève du caché, du confidentiel, parce que sa connaissance est restreinte et son accès réservé, le secret fascine. Mais lorsqu’il intègre l’univers professionnel, il en devient presque dissonant : car n’y-a-t-il pas, a priori, plus opposé que l’aspect mystérieux, voire occulte du secret, et le caractère normé, protocolaire, du cadre professionnel ? Un paradoxe qui se ressent d’autant plus à une époque où le désir de transparence infuse de plus en plus le monde du travail. Cette impression d’une contradiction nous met d’emblée sur la piste des frictions en jeu dans cette notion de “secret professionnel” : comment l’être humain peut-il répondre à cette injonction paradoxale, celle de contenir une matière ambigüe, équivoque, dans un cadre fondamentalement implacable, intransigeant ? Le carcan des lois n’est-il pas amené à être sans cesse débordé par une matière inconstante, changeante, corruptible – l’information ?
Nous avons confronté les points de vue de trois professionnel‧les qui y sont soumis : un ancien policier, Fabien Bilheran, une avocate, Maître Mélissa Masseron, et une médecin urgentiste, Agnès Ricard-Hibon, trois témoignages mis en regard de l’expertise de Daphnée Breton, psychologue du travail.

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